Yann Pierre

lundi, septembre 18, 2006

samedi, août 05, 2006

Le Boléro de Javel

Voici le texte de ma dernière chanson, le Boléro de Javel...
Je les exècre ces poètes, ces rastacouères,
Ces poètes écolos qui s’esbaudissent devant,
Un trou paumé d’verdure, un bois, une rivière,
Rien n’est plus obsolète que ce fouillis puant.

Les fleurs, les plantes, les arbres, leurs feuilles et leurs fruits,
Forment une véritable déchetterie planétaire,
Il est temps de mettre un terme à cette chienlit,
Armés de désodorisants, de bétonnières.

Refrain :

C’est le boléro de Javel,
L’hymne à la nature poubelle,
Déversons dans l’air des tonnes de CFC,
Et dans les rivières tous nos liquides WC,
Pour une terre aseptisée.
La faune et la flore ne sont plus de ce temps,
Sortons les acides, le chlore, les colorants,
Enterrons José, et « déterre Jean ».

Les oiseaux aussi sont d’infâmes parasites,
D’inutiles vermines piaillantes fourbes et veules,
Qui souillent de leurs fientes mon 4x4 anthracite,
Non ils ne chantent pas ils se foutent de votre gueule.

Attaquons de pied ferme ce nouveau millénaire,
Et menons la vie dure à madame Nature,
Les ordures ne seront pas toutes ménagères,
Mais les ménagères seront toutes de ordures.

Lettre envoyée à un cabinet ophtalmologique orléanais parce que ça m'énerve !

Yann Pierre le 09 septembre 2005



Mesdames,

Médecine = science des maladies et art de les guérir.

… Au service de tous ? C’est à vrai dire ce que je croyais jusqu’à ce que je m’adresse à l’accueil de votre cabinet le 01 septembre 2005 dans l’espoir d’obtenir un rendez-vous afin de corriger mon acuité visuelle descendante, étant myope, astigmate et naïf depuis environ 31 ans.
Tout s’est bien passé jusqu’à ce que votre hôtesse m’interroge sur ma couverture sociale…Ayant perçu le Rmi (le Revenu Minimum des Incapables) il y a un an, je suis entré dans le dispositif de la Couverture Maladie Universelle… Vous refusez ce mode de prise en charge. J’en déduis donc que vous refusez de guérir les pauvres… Vous avez certainement vos raisons et, du fond du cœur je brûle d’impatience de les connaître, étant moi même, grâce à un modeste revenu de musicien, de moins en moins pauvre et donc de plus en plus amené à les maudire.

Pourquoi ne guérissez-vous pas les pauvres ?

Rayez les mentions inutiles…le cas échéant.

- Le pauvre est fourbe et lâche.
- Le pauvre est fainéant. Il risque de ne pas se réveiller et de rater le rendez-vous.
- Le pauvre sent, ses manières sont grossières, son langage fruste, il troublera la quiétude de la ménagère définitive plongée en pleine méditation devant une de ces lectures hautement philosophiques qui font la richesse des bibliothèques des salles d’attente.
- Le pauvre est souvent recouvert de cambouis, d’huiles crasses, sa promiscuité pourrait mettre en péril l’éclatante blancheur de la blouse immaculée dans laquelle le spécialiste savant pérore devant le patient ignare.
- Le pauvre n’est pas solvable.
- Si le patient n’a pas un rond, à quoi servent toutes ces années d’études ?
- Le pauvre ne peut oindre son visage de crèmes rares et vivifiantes… sa peau est trop rêche ou trop grasse, le contact de son épiderme impropre à vos ustensiles indispensables et coûteux est incongru.
- Le pauvre n’a pas besoin de lunettes car il ne lit pas, ne se cultive pas, ne travaille pas, il passe son temps à picoler.
- Autres :


J’espère une réponse rapide de votre part car je travaille bénévolement à Radio Campus où j’animerai bientôt une émission intitulée « Faut-il en finir avec les pauvres ? »…Je crois que vos arguments seront les bienvenus.

Je voue prie d’agréer, Mesdames, l’expression de mes salutations vachement distinguées.


Yann Pierre

Evaluez votre QMI n°1 (Quotient de Médiocrité Intellectuelle)

Evaluez votre QMI (Quotient de médiocrité Intellectuelle)

Une bombe thermonucléaire capable d’anéantir quarante milles fois la planète alors qu’une seule fois suffit, va exploser dans 20 minutes : que faites-vous ?
Réponse 1 : Vous partez vous réfugier dans l’abri anti-atomique que votre ami Alain Delon a fait construire afin d’épargner l’univers de la perte injuste de lui-même.
Réponse 2 : Vous partez vous laver l’âme au FCDS (Fast Confessionnal of Dégueulasse Spirit) et les dents au bénitier.
Réponse 3 : vous doutez du bien-fondé de la science

Vous avez choisi la réponse 1 :

Plutôt que d’aspirer à un trépas bref et efficace, vous préférez partager ad vitam aeternam l’exiguïté d’un abri anti-atomique avec un acteur aussi insignifiant qu’orgueilleux, au risque de vous taper jusqu’à ce que mort s’ensuive la promiscuité navrante de son amie Brigitte Bardot invitée pour l’occasion, elle-même accompagnée de son insupportable chihuahua que vous ne pourrez jamais déguster au barbecue à cause de la SPAB, la Société Protectrice des Animaux et des Barbecues, elle aussi invitée pour l’occasion : Votre médiocrité intellectuelle est époustouflante.

Réponse 2 : Vous partez vous laver l’âme au FCSD (Fast Confessionnal of Spirit Dégueulasse) et les dents au bénitier.

Votre médiocrité intellectuelle est passablement médiocre. Cependant, je tiens à vous dire que je comprends cet ultime rapprochement divin. Même si je ne sais jamais s’il faut mettre la charrue avant les bœufs ou la Charia avant l’Hébreu, il m’arrive de penser, au regard de ces génocides monothéistes, de ces bains de sang cléricaux, de ces fatwas islamiques et de ces viandes tranchées, arrachés, dépecées, torturées, au nom de la cause religieuse, que la Bible, le Coran, tous les best seller de la God Corporation, ce ne sont peut-être pas que des conneries. J’avoue cependant que ce doute mystique ne dure pas… Faudrait pas me prendre pour un croyant quand même.

Réponse 3 : Quelques secondes avant l’ultime radio-rotisserie, vous choisissez de douter du bien-fondé de la science et je vous en remercie… si, si, j’insiste. Moi même, quand je vois les sommes colossales engagées pour chercher de l’eau sur Mars plutôt qu’en Somalie, je me dis que la science…c’est plutôt « Mars ou Crève ».
Enfin, si vous avez plus de douceur dans la voix que de pomme dans l’Adam, plus de seins que de barbe, plus de charme que Démis et plus de grâce que Kelly…
Avant que les atomes nous dégomment,
Avant que le radium nous assomme,

J’aimerais que partagions ces dernières secondes…

Oh oui ainsi ma chère,
Assoyez-vous sur moi,
J’aime votre manière,
De faire le premier pas,
Faisons fi du radium,
Mettons nos corps à nu,
Allons jusqu’à Sodome,
Car nous l’avons dans l’cul.